Pourquoi 40 à 60 minutes gagnées par jour ne sauvent pas votre P&L.
Alors que Goldman Sachs observe des gains de 40 à 60 minutes par jour chez les utilisateurs de solutions IA, l’IMF note qu’aucune augmentation de productivité n’est visible au niveau macroéconomique.
Le fait
D’un côté, des micro-gains spectaculaires (chez Plancorp, jusqu’à 10 heures cumulées par jour pour ses conseillers en préparation et suivi de rendez-vous, selon une étude de cas de l’éditeur CogniCor), de l’autre, une stagnation de la productivité globale.
La lecture
Ce paradoxe illustre notre concept de Taxe de Viscosité.
L’accélération individuelle (écrire un mail plus vite, résumer un rapport) se perd aussitôt dans les goulots d’étranglement collectifs. Gagner une heure de préparation est inutile si le processus de décision qui suit reste pétrifié dans des strates de gouvernance décorative.
L’IA révèle ici la dette décisionnelle : on produit plus d’informations, mais on ne décide pas plus vite. Le temps libéré part souvent en pauses (Worklytics) ; on peut craindre qu’il nourrisse aussi plus de slides et de rapports.
L’enseignement
Cessez de mesurer les gains de temps individuels.
La seule métrique de succès de l’IA est la réduction du temps de cycle de vos processus critiques. Si l’IA ne permet pas de passer de 8 semaines à 8 heures (ce que TORQ AI revendique pour un processus marketing chez un client), vous ne faites pas de la transformation, vous financez l’entropie.