Lexique · I · Le modèle
Open weight
Aussi : poids ouverts
Un modèle dont les poids sont publiés : chacun peut le télécharger et le faire tourner sur ses propres machines, sans pour autant disposer de la recette complète de sa fabrication.
L'analogie
Un grand chef vous livre son plat signature cuisiné sous vide. Vous pouvez le réchauffer dans votre cuisine, le servir à vos invités, le goûter autant que vous voulez. Ce que vous n'avez pas, c'est la recette : les ingrédients exacts, les proportions, le tour de main. L'open source, c'est la recette publiée ; l'open weight, c'est le plat livré.
Exemple concret
Llama (Meta), les modèles Mistral ou DeepSeek sont open weight : une banque peut les héberger dans son propre datacenter, pour que les données clients ne sortent jamais de ses murs. C'est le choix typique des secteurs régulés (santé, défense, finance), où la question « où vont nos données ? » prime sur la performance brute.
Ce que ce n'est pas
Ce n'est pas un gage de transparence totale : les données d'entraînement restent inconnues, et on ne sait donc pas ce que le modèle a « lu ». Ce n'est pas un label de sécurité ni de qualité. Et ce n'est pas l'inverse du sérieux : les modèles fermés et les modèles open weight coexistent au plus haut niveau : c'est un choix de distribution, pas une hiérarchie.
Souvent confondu avec
La distinction qui change la conversation.
- Open source
- L'open source publie la recette : code, ingrédients, méthode. Chacun peut reconstruire et modifier le logiciel. L'open weight ne publie que le résultat : les poids. On peut utiliser le modèle, pas le reproduire : les données et le procédé d'entraînement restent secrets.
- Gratuit
- Télécharger les poids ne coûte rien, mais les faire tourner exige des machines coûteuses, et la licence peut restreindre les usages commerciaux. Open weight décrit un mode de publication, pas un modèle économique.